Île de Nantes : attention aux terres polluées

Loi sur l’eau : l’autorité environnementale réclame une gestion stricte des terres polluées pendant les travaux du futur CHU. Elle évoque aussi la protection de l’angélique des estuaires.

Préserver la qualité des eaux souterraines de la pollution des sols

Dans moins de dix ans (à l’horizon 2023-2025), tous les services de court séjour du CHU (qui se trouvent actuellement sur les sites de l’hôtel-Dieu à Nantes et l’hôpital Laennec à Saint-Herblain) auront déménagé sur la Zac (zone d’aménagement concerté) de l’île de Nantes sud-ouest.

Dans le cadre de la création de cette Zac, la Samoa, bras armé de la métropole pour le développement de l’île de Nantes, doit solliciter une autorisation au titre de la procédure dite « loi sur l’eau ». Cette loi vise à préserver la qualité de l’eau et à garantir la biodiversité du site de l’île de Nantes. C’est dans ce cadre que l’autorité (nationale) environnementale a fait quelques recommandations. Elle insiste en particulier sur la gestion des terres polluées, au moment des travaux et en particulier des terrassements.

Elle demande des informations complémentaires « sur les mesures de chantier envisagées pour préserver la qualité des eaux souterraines vis-à-vis du risque de pollution, notamment du fait du remaniement des terres polluées. » Pour y voir clair, elle recommande une localisation complète et claire « des secteurs potentiellement pollués » ainsi que « la nature de la pollution suspectée ». Elle attend donc « la restitution du diagnostic complet des sols pollués en cours de réalisation ». Elle réclame aussi « une connaissance détaillée de la nappe (phréatique) et de son fonctionnement ».

Conserver l’angélique des estuaires, une fleur protégée.

Autre sujet abordé, la biodiversité et la protection indispensable de l’angélique des estuaires. C’est une fleur blanche, à protéger absolument. Une beauté assez rare. Et fragile. On en recense 1 400 pieds dans la structure des quais de l’île, souligne l’autorité environnementale. Cette espèce végétale endémique française, protégée aux niveaux national et communautaire, est un des éléments du site Nature 2000 « Estuaire de la Loire » au sein duquel est située l’île de Nantes.

Or, les quais Wilson doivent faire l’objet de travaux de renforcement dans le cadre de la future construction du CHU de Nantes, près du pont des Trois-Continents. La solution envisagée est de mettre en place un rideau de palplanches en arrière-quai. Un appel d’offres vient d’ailleurs d’être lancé dans ce sens. Ces travaux doivent préserver l’entrée des voûtes (à l’aplomb des quais) accueillant l’angélique des estuaires.

À noter qu’à quelques centaines de mètres de là, toujours sur l’île de Nantes, dans le cadre du réaménagement des berges, (entre les ponts Haudaudine à l’ouest et Aristide-Briand à l’est), il est prévu l’arrachage de pieds d’angélique, avant une réimplantation sur place.

 

Source : ouest-france.fr

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